Conseil de cercle de Kenièba

Le Conseil de Cercle de Kenièba

Depuis plusieurs années, le Conseil départemental du Pas-de-Calais entretient des relations avec le Conseil de Cercle (équivalent du département) de Kenieba au Mali.

En 2007, c’est la coopération entre la Région Nord-Pas de Calais et la Région de Kayes, qui a permis d’établir les premiers contacts. Un appui est alors apporté par le Conseil départemental sur le désenclavement routier des zones rurales.

En 2009, une mission d’évaluation est effectuée par le Département du Pas-de-Calais à Kenieba, pour vérifier dans quelle mesure il pouvait être pertinent de poursuivre. Cette mission a mis en lumière de nombreux points communs parmi lesquels l’impact des activités minières sur le développement local.

En 2010, à l’occasion du bicentenaire du Code minier, célébré à Liévin, des représentants de Kenieba ont partagé leurs préoccupations communes avec les collectivités locales européennes de tradition minière.

En 2011, la visite d’une délégation du Conseil de Cercle de Kenieba dans le Pas-de-Calais a définitivement confirmé le besoin de poursuivre le travail ensemble. Dans ce cadre et à l’occasion des assises de la coopération décentralisée entre la France et le Mali en décembre 2011, les deux collectivités ont signé un accord de coopération à Bamako. La formalisation de cet accord a marqué un réel tournant permettant ainsi au Cercle, longtemps maintenu à l’écart des coopérations du fait de son enclavement, de s’inscrire dans les dynamiques de développement territorial de la région de Kayes.

Dans la poursuite de cette dynamique, le Conseil départemental et le Cercle, soutenus par le ministère des Affaires étrangères dans le cadre de l’appel à projets annuel 2012, ont entrepris un projet d’appui institutionnel et de renforcement des capacités du Cercle.

Cheick Oumar Camara, 1er vice-président du Conseil de cercle de Kéniéba

Il y a des différences avec Sadiola : il y a moins de moyens financiers pour investir dans des équipements pour la population. Les autorités communales ne sont souvent pas consultées.

Concernant le logement : certains villages sont à moitié déplacés. Avec l’exploitation minière à proximité, certains logements sont menacés de destruction. L’Etat n’intervient pas.

Cependant, certaines compagnies minières ont construit des hameaux pour les habitants et ont respecté les besoins et volontés des habitants.

Certaines réunions de concertation se font sans le cercle de Kéniéba. Cela se passe entre la commune et le sous-préfet. Les priorités des collectivités et populations ne sont pas prises en compte dans ces enceintes.

Many Camara, Association des ressortissants et amis de la commune de Faléa

A propos des fonds sociaux : y a-t-il une implication des localités ?

Concernant la localisation des villageois : les sites d’exploitations se conforment-ils à l’état des sites de vie initiaux ?

Jean-Claude Cuvelier

Quand la compagnie s’installe, elle est « maîtresse du jeu ». La société civile n’est pas en posture de suivre l’effet de cette implantation car la mine est de prime abord, vécue comme un bienfait pour le territoire.

A Sadiola, l’implication de la ville s’est faite par exemple, via le recrutement des personnes à embaucher dans l’exploitation minière (maire = recruteur).

Makan Fainké

Les retombées d’information auprès des autorités ont-elles été efficaces et quels ont été les impacts par rapport à la pollution de l’eau ?

Sylvie Capitant

Il y a une action entre une ONG activiste nationale et une ONG activiste internationale qui sont en train de mener une action juridique et tentent d’obtenir la fermeture de l’entreprise.

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